La seule qui subsiste sur un territoire pourtant réputé pendant des siècles pour son vignoble. 300 ceps de Gamay dont chacun a un parrain solennellement intronisé par le Parsident qui l'adoube avec une navette, une fois lu le sarment « Vitis Vinifera, Mon Cep Protègera ». Aucun ne dépasse l'autre, mais il en est, ou était, des plus illustres : Mick Micheyl, Paul Bocuse, Frédéric Dard, Alphonse Boudard, etc…, moult confrères vignerons et quelques-uns de nos maires et députés d'en bas des Pentes et du Plateau de la Croix-Rousse. Est-ce à dire que, neuf mois sur douze, les soins nombreux et méticuleux de la vigne reviendraient en priorité aux citoyens ? Que non : comme on est en République, c'est au Gouvernement à y faire ! D'abord des bonnes volontés individuelles, puis des secours organisés et compétents : la Ville, pour les grillages indispensables, et la Confrérie des Coteaux du Lyonnais, pour les soins spécifiques. Mais les citoyens sont là pour la vendange... et les festivités subséquentes !
Le cru, produit par an, 300 à 600 kg de raisin. Il est servi d'abord aux parrains, en bouteilles personnalisées et millésimées. Les goûteurs avertis le décrivent ainsi : aux couleurs rubis, aux arômes de fruits rouges, une bonne attaque en bouche, du charme, de la cuisse, un peu de jambe, gouleyant, diététique et décholestérisant. Que du bon pour la santé !
Ici, on devient parrain avec très peu de pécuniaux : 75 € pour un cep pendant 3 ans, plus la cotisation annuelle. Au bout de 3 ans, le parrain, heureux et fier, se doit de renouveler sa cotisation de parrainage.